Trouvez la place idéale
en Suisse romande
Pour un jeune âgé de 15 à 18 ans, la durée quotidienne de travail ne doit pas dépasser celles des autres employés de l’entreprise, et neuf heures au maximum.
Jobs d’été: ne tardez plus!
07.05.2019 | 10:37
Quelques conseils pour chercher et trouver de quoi se faire un peu d’argent et une petite expérience professionnelle

Le printemps est là. La saison marque souvent le début, pour les jeunes, de la recherche d’un ou de plusieurs petits boulots pour l’été. Justement, comment procéder? Suivez ce petit guide.

Pourquoi chercher un job d’été, d’abord?
La question peut sembler évidente: se faire un peu d’argent pour le reste de l’été où l’on ne travaille pas. Certes. Mais pas seulement. Décrocher un job d’été, c’est aussi gagner une (première ou nouvelle) expérience professionnelle. L’occasion ainsi de (re)découvrir le monde du travail, ses règles, ses codes, ses obligations, ses contraintes. Cela n’est pas négligeable, surtout lorsqu’on est jeune, qu’on envisage d’effectuer un apprentissage ou de suivre des études académiques. Selon les emplois et les entreprises, certains employeurs ou recruteurs peuvent y être sensibles. Avoir «bossé» l’été peut être en effet autant la démonstration d’une certaine motivation du candidat à travailler que l’assurance que celui-ci est déjà coutumier de l’univers de l’entreprise. Une vraie plus-value pour le jeune, qui lui permettra, le jour de la recherche d’un vrai emploi, de se démarquer des autres postulants. À condition, évidemment, de ne pas oublier de mentionner sur son CV cette expérience professionnelle et de savoir la valoriser dans son dossier de candidature et lors d’un entretien d’embauche.

À quelle période lancer ses recherches?
On parle souvent du printemps. Mais rien n’oblige d’attendre cette période. Au contraire. Se mettre en quête d’un petit boulot plus tôt, en hiver par exemple, permet d’avoir un temps d’avance sur la concurrence des autres jeunes qui, eux aussi, souhaitent «taffer» l’été. Tactique!

Quel job chercher?
C’est l’autre grande question à se poser. Et là, tout dépend des besoins et des aspirations du jeune. Si c’est juste pour se faire un peu d’argent de poche pour financer (tout ou partie) un projet de vacances ou un achat particulier, ou pour éviter de passer une partie de l’été à ne rien faire et en profiter pour acquérir une petite expérience professionnelle (mais sans but précis), un job de vendeur de glaces, de loueur de pédalos, d’hôtesse d’accueil dans un festival, de livreur de fleurs ou encore de baby-sitter peut faire l’affaire. Pour autant que ce genre de jobs d’été plaisent quand même un minimum au jeune. Par contre, si celui-ci a déjà les idées claires sur son orientation professionnelle (apprentissage ou études académiques), il vaut alors mieux viser d’emblée une entreprise en lien avec le métier et le secteur d’activité concernés. Cela lui permettra de capitaliser une expérience, d’acquérir certaines compétences et de se constituer un début de réseau qui pourraient lui être utiles le jour où il postulera pour un vrai stage, apprentissage ou emploi dans ces mêmes métier et secteur.

Comment s’y prendre?
L’Internet (lire aussi l’encadré cicontre) et les réseaux sociaux sont aujourd’hui incontournables en matière d’emploi, notamment. Mais il ne faut pas se contenter de cela. Le réseau, au sens classique du terme, est aussi utile. Il est donc intéressant d’interroger son entourage: les entreprises dans lesquelles travaillent les parents, les amis ou les voisins ont-elles besoin de jeunes pour certaines tâches durant l’été? Les camarades de classe, voire les profs, ont-ils des «tuyaux»? Démarcher physiquement et directement les entreprises peut aussi être utile: quid des sociétés situées proches de son logement ou celles qu’on fréquente habituellement (commerces, restaurants, cinémas, musées, etc.)? Ne pas oublier non plus les Communes et le Canton. On peut aussi, et tout simplement, réactiver les entreprises dans lesquelles on a travaillé les étés précédents. L’avantage avec cette solution est que, si on a laissé une bonne impression, se faire réembaucher sera plus facile. À noter que, pour éviter des frais de transport ou de logement, on privilégiera (si possible) les entreprises situées proches de son lieu de domicile. Au niveau des dates, on essayera de se montrer le plus souple possible (entre la fin de juin et la fin d’août pour les écoliers et jusqu’à la mi-septembre pour les étudiants à l’université), afin de se rendre plus disponible et donc plus intéressant vis-à-vis des employeurs.

 

Petits boulots: ce que dit la loi:

À quel âge un jeune peut-il commencer à travailler?
Pour des travaux légers, l’âge minimum est fixé à 13 ans. Pour des travaux dangereux, l’âge est de 18 ans. Sauf pour les apprentis dans l’une des professions du bâtiment (impossible sinon d’apprendre un tel métier).

Le jeune peut-il occuper n’importe quel emploi?

Non. La Loi suisse sur le travail stipule que l’activité exercée par le jeune ne doit pas nuire à son intégrité physique, psychique et morale.

Doit-on conclure un contrat pour un simple job d’été?

Oui. Il doit s’agir d’un contrat à durée déterminée (CDD). La forme écrite est à privilégier. Le document doit préciser, au minimum, la durée du job d’été, la fonction occupée et le salaire.

L’employeur doit-il déclarer le jeune?

Oui. Il doit payer les diverses assurances sociales, comme pour un employé «classique».

Quel est l’horaire de travail maximal que peut effectuer un jeune?

Le travail de nuit est-il autorisé? Pour un jeune âgé de 15 à 18 ans, la durée quotidienne de travail ne doit pas dépasser celle des autres employés de l’entreprise, et neuf heures au maximum. Et la durée hebdomadaire de travail est de quarante-cinq à cinquante heures maximum, selon les cas. Jusqu’à 16 ans, un jeune ne peut pas travailler au-delà de 20 h et, à partir de 16 ans, pas au-delà de 22 h. Le travail de nuit, les dimanches et les jours fériés est interdit.

Le patron peut-il rétribuer le jeune employé à bien plaire?

Il n’y a pas de salaire minimum légal en Suisse. Si le secteur d’activité dans lequel travaille le jeune dispose d’une Convention collective de travail (CCT) et qu’elle prévoit des minima salariaux, l’employeur doit alors en tenir compte.

Le contrat peut-il être rompu?

Aucune résiliation n’est prévue. Sauf s’il y a violation grave du contrat par l’une ou l’autre des parties ou si un délai de congé est spécifié dans le contrat.
 
Sur le Net Quelques sites utiles:

www.babvia.ch
Sans oublier évidemment les grandes plateformes classiques (jobup.ch, jobscout24.ch, jobs.ch, anibis.ch, etc)
Pensez aussi aux sites internet des entreprises de votre canton, ainsi qu’à ceux des Communes et des institutions cantonales.
Fabrice Breithaupt