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L'économiste d'entreprise, un cursus qui explique comment une société se dirige
20.07.2017 | 16:58
L'Ecole supérieure d'économie à Lausanne propose une formation qui permet d'acquérir des compétences professionnelles et sociales étendues.
L'économiste d'entreprise doit savoir jongler avec l'ensemble des services que l'on peut trouver dans une structure d'une société.

Dans un marché du travail en constante évolution, cadres et responsables dans le domaine de la finance, des ressources humaines, du contrôle de gestion, de la vente, de la planification ou du management de projets doivent être capables de gérer des connaissances interdisciplinaires importantes. Dans ce but, l’ESeco propose une formation d’économiste d’entreprise ES, en cours d’emploi, qui permet d’acquérir de nouvelles compétences et qualifications afin de devenir un généraliste de l’économie d’entreprise.

Samir Chercher, directeur général de Virgile Formation, a toujours cherché à évoluer dans sa carrière professionnelle. Après un apprentissage aux CFF, il a opéré dans divers postes à responsabilités auprès de l’entreprise de transports publics. Sa motivation pour débuter ce cursus en 1999? «J’avais envie d’avoir une meilleure compréhension du fonctionnement d’une entreprise, à tous les niveaux, aussi bien sur le plan commercial, financier que managérial.»

Pour Fabrice Lanz, directeur financier chez DEFFERRARD & LANZ SA, la motivation pour entreprendre cette formation était différente: «Je voulais intégrer une vision générale de la gestion d’entreprise afin de rebondir de l’échec de ma précédente formation qui était, elle, plus spécialisée.»

Axé sur la pratique

Outre l’acquisition de connaissances économiques larges et la maîtrise des outils de gestion courants, la formation porte une attention particulière au développement de compétences sociales et méthodologiques. «J’ai apprécié le fait qu’on touche à l’ensemble des services qu’on peut trouver dans une structure, souligne Fabrice Lanz. Analyse financière, ressources humaines, marketing, organisation, etc., on acquiert des outils qui permettent de comprendre comment se dirige une société.»

L’enseignement assuré par des praticiens expérimentés favorise l’échange et la confrontation d’idées et de solutions. «Les formateurs, spécialistes dans leur domaine, sont sur le terrain. Ils nous transmettent des notions pratiques, ce qui permet d’affiner notre analyse», indique le directeur général de Virgile Formation. Cette interactivité est très enrichissante pour les étudiants d’horizons professionnels variés. «Les cours sont basés sur des exemples concrets, ce qui nous confronte à des réponses pragmatiques», poursuit Fabrice Lanz.

Concilier travail et études

Ce cursus en cours d’emploi se déroule sur 7 semestres à raison de trois cours par semaine, le soir et/ou le samedi matin. «A l’époque je travaillais à 100%, confie Samir Chercher. Concilier études et vie professionnelle demande beaucoup d’organisation. Si c’était à refaire, je travaillerais à 80% car c’est un très grand investissement personnel.» Pour Fabrice Lanz, la volonté d’obtenir un diplôme reconnu par la Confédération au bout du cursus a été déterminante: «C’est un gros investissement personnel et financier. J’ai eu le soutien de mon employeur qui m’a permis d’aménager mon temps de travail, notamment en période d’examens. Mais j’ai financé seul cette formation, ce qui était un moteur supplémentaire pour la mener à terme.»

Assumer une activité professionnelle tout en suivant une formation de 12 heures par semaine (et tout autant d’heures de travail autonome) est très exigeant, mais cela a aussi un avantage certain, selon Samir Chercher. «On peut directement transposer dans son travail ce qu’on a appris la veille. On analyse mieux les situations et on trouve des solutions auxquelles on n’aurait pas pensé.»

Un bilan très positif

Quatre ans après avoir obtenu son diplôme d’économiste d’entreprise ES, Fabrice Lanz tire un bilan très positif. «Cette formation a été un tremplin dans ma carrière. D’une part, je peux mettre en pratique ces connaissances et ces outils dans le cadre de mon entreprise. D’autre part, je suis apte à prendre position sur diffé- rents aspects: la communication, le marketing ou les RH.»

Samir Chercher, qui a notamment été le dirigeant de TotalGaz Suisse, renchérit. «Certes, ce diplôme ES ouvre des portes et permet de se démarquer. Mais un cursus professionnel dépend aussi beaucoup de sa manière de communiquer et de valoriser ce document. Il faut démontrer à son réseau quelle valeur ajoutée on peut apporter.»

En pratique

Conditions d’admission: Etre titulaire d’un CFC d’employé de commerce profil M ou E, ou d’un diplôme d’une école de commerce reconnue par la Confédération.

Justifier d’une pratique professionnelle d’au moins deux ans dans l’économie ou l’administration.

Exercer une activité professionnelle d’au moins 20 heures par semaine dans un domaine apparenté à celui des études (taux d’activité de 50%).

Durée de la formation: 7 semestres

Lieux: ESeco (Ecole supérieure d’économie) à Lausanne ou ESNE (Ecole supérieure du canton de Neuchâtel).

Prix par semestre: ESeco à Lausanne: 3495 francs (rabais si membre SEC). ESNE à Neuchâtel: 1750 francs.

A la clé: Diplôme d’économiste d’entreprise ES reconnu par la Confédération

Infos: seclausanne.ch/eseco www.esne.ch

Nadja Hofmann