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en Suisse romande
Les ingénieurs écologues préservent le patrimoine naturel
25.01.2018 | 00:00
Hepia-Genève offre une filière en gestion de la nature unique en Suisse romande
Déterminée par la législation environnementale, une gestion écologique des ressources naturelles est devenue une dimension incontournable de tout projet d’aménagement du territoire.

Témoins de la perte de biodiversité et de la dégradation des milieux naturels, les ingénieurs en gestion de la nature sont chargés de concevoir et de mettre en œuvre les moyens de protéger le patrimoine végétal et animal, avec une vision globale associant écologie et activités humaines.

Approche pluridisciplinaire

En Suisse romande, ces spécialistes sont formés à la Haute Ecole du paysage, d’ingénierie et d’architecture (hepia) de Genève, dans la filière bachelor HES en gestion de la nature. Ce cursus de trois ans se déroule selon un riche plan d’études en sciences naturelles, ingénierie, sciences humaines, gestion de projet et communication.


Les deux options à choix, nature et agriculture ou nature et tourisme, dispensent les compétences nécessaires pour interagir avec des acteurs clés du territoire. «L’objectif de notre filière est de former des spécialistes capables de résoudre ou d’anticiper un problème écologique, explique Patrice Prunier, responsable de la filière. Pour ce faire, ils établissent des inventaires et des diagnostics d’écosystèmes, des suivis de la faune et de la flore et prescrivent des mesures de conservation, d’aménagement ou de valorisation de milieux naturels à travers la création de mares, de prairies fleuries, la revitalisation de cours d’eau et la végétalisation de gravières.»

Les étudiants peuvent poursuivre leurs études avec un master in Life Sciences en gestion des ressources naturelles. «Ce cursus de deux ans aborde toute la complexité des stratégies de gestion de milieux terrestres ou aquatiques à l’échelle d’un bassin-versant»,
précise Patrice Prunier, également professeur HES d’écologie végétale. Celui-ci cite comme exemples l’impact du changement climatique sur les écosystèmes alpins et les infrastructures écologiques en zones périurbaines.

Silure sous écoute

Assistant HES à temps partiel dans le groupe Écologie et ingénierie des systèmes aquatiques, Marius Vuagnat-Kolter s’est lancé dans ce master, motivé par l’envie d’approfondir ses connaissances et d’élargir son champ d’action.

Pour son travail de diplôme, le jeune ingénieur s’est immergé dans une recherche inédite consacrée à l’écologie du silure dans le lac Léman. Ce projet a été mis sur pied à l’initiative du professeur Franck Cattaneo, en collaboration avec le Service du lac, de la renaturation des cours d’eau et de la pêche, pour répondre aux inquiétudes des pêcheurs quant au développement de ce poisson omnivore non indigène.