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Qui peut travailler dans la sécurité?
13.12.2018 | 10:47
Ces métiers recrutent. Tour d’horizon des conditions d’admission

L e mois dernier, l’Office cantonal de l’emploi (OCE) de Genève recevait la police cantonale, la police municipale de la Ville de Genève, l’Office cantonal de la détention (OCD), les douanes, Securitas, Protectas et Custodio pour mieux cerner les exigences et les tendances liées au recrutement des professionnels de la sécurité. L’OCE collabore avec tous ces partenaires pour réinsérer des candidats à l’emploi. Qu’elle soit publique ou privée, la sécurité cherche à recruter toujours plus de collaborateurs (hommes ou femmes) pour exercer des métiers tels que garde-frontière, policier, assistant ou agent de sécurité, agent de détention, agent de sûreté aéroportuaire, contrôleur de stationnement, pompier, convoyeur de fonds et bien d’autres encore. Mais qui peut entrer dans les entreprises ou institutions de ce secteur? Prérequis incontournables Prenons le cas de la sécurité publique. Être Suisse ou détenir un permis C et être en cours de naturalisation, avoir au minimum un CFC, bien maîtriser la langue française, ne pas avoir de casier judiciaire, ne pas faire l’objet de poursuite ni d’acte de défaut de biens sont des prérequis obligatoires pour exercer dans ces professions. Pour les métiers d’assistant de sécurité publique et d’agent de détention, la naturalisation n’est toutefois pas exigée, alors que la nationalité suisse est nécessaire pour le métier de gardefrontière.

Il faut également être prêt à revêtir un uniforme de fonction. Dans la sécurité privée, la majorité de ces critères est obligatoire. Par contre, il est plus facile d’entrer dans le secteur sans CFC et avec un permis B valable depuis plus de deux ans. Le fait d’avoir résidé à l’étranger durant les dix dernières années est aussi un facteur pris en compte. En cas de poursuites ou de casier judiciaire avec antécédents, on peut rester éligible sous certaines conditions et après enquête de police. Profils spécifiques Satisfaire aux prérequis permet de passer à la phase suivante, laquelle consiste à vérifier si son profil répond aux spécificités du poste à pourvoir. Ainsi, dans la sécurité publique, on s’intéressera, par exemple, à la condition physique et à la santé du postulant. Pour certains métiers, l’accent sera mis sur les langues étrangères et la culture générale. Dans certains cas, il est demandé aux hommes d’avoir effectué le service militaire en Suisse. La capacité à suivre une formation diplômante est également évaluée. Avoir un permis de conduire et posséder un véhicule personnel permet de répondre aux besoins de plusieurs professions. Sans oublier qu’il faut avoir un réel intérêt pour le métier ou la vocation de l’exercer. Ce n’est qu’une fois que tous ces critères auront été validés que le dossier de candidature complet pourra être présenté à l’entreprise ou à l’institution qui recrute. Dans la sécurité privée, qui compte une centaine d’entreprises rien qu’à Genève, la sélection est plus souple. Seuls sont en effet retenus les critères liés à la santé et à la condition physique, à la formation initiale, aux langues, au permis de conduire et à la détention d’un véhicule personnel. Le critère de l’âge est, quant à lui, moins prépondérant.

Le savoir-être indispensable Inutile, par exemple, d’entrer dans ces professions si l’on n’a pas l’aptitude à faire respecter les lois et les règlements. «Il faut également aimer le contact avec la population, savoir résoudre des problèmes et travailler en réseau», précise Claude Louvet, conseiller en recrutement à l’Office cantonal de l’emploi (OCE) de Genève. Les métiers de la sécurité décrits ci-dessus ne conviennent donc pas à des personnes qui préfèrent les activités de bureau et pour lesquelles il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup de contacts humains. Attirer la gent féminine Dans la police, la proportion des femmes s’élève aujourd’hui à 14,9%. C’est bien plus que les 8% de 2011, mais c’est encore nettement insuffisant. C’est pourquoi les femmes policières sont aujourd’hui très convoitées par la profession. Les services de police cherchent d’ailleurs à trouver des solutions en lien avec le temps de travail ou la garde parentale. Ils souhaitent favoriser davantage l’accès au temps partiel.

Une association a également été mise sur pied pour soutenir les jeunes parents qui se lancent dans le métier. À noter que les agentes de sûreté aéroportuaire sont également très demandées pour les contrôles aux portiques, car seule une femme peut en fouiller une autre.

Catherine Santoru, Office cantonal de l’emploi (OCE)